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Le 28 avril à 18h00
  • Musée

  • Tarifs

    • Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

La Main-d'oeuvre du sucre

Le Musée Stella Matutina accueille une conférence hitorique animée par Xavier Le Terrier, Docteur en histoire contemporaine, sur le thème "La main-d’œuvre agricole sur les exploitations sucrières réunionnaises au XIXème siècle". 


LA Conférence est reportée à une date ultérieure


Dans le cadre des journées internationales de l’agriculture et à l’occasion de la sortie récente de l’ouvrage « La main-d’œuvre du sucre. De l’engagisme au colonat : Bourbon / La Réunion – 1848 – 1914 » (voir ci-dessous), Xavier Le Terrier donnera un aperçu des résultats de ses recherches au sujet des travailleurs agricoles attachés aux exploitations sucrières après l’abolition de l’esclavage, en insistant sur les conditions matérielles de leur existence et leur rapport au travail.

A cette occasion, l’auteur dédicacera son livre qui est en vente à la boutique.


LA MAIN-D'OEUVRE DU SUCRE. DE l'ENGAGISME AU COLONAT

Bourbon / La Réunion - 1848-1914

Au XIXème siècle, Bourbon/ La Réunion, perçue jusque -là principalement comme un territoire agricole, s'industrialise rapidement. Jusqu'en 1848, l'essentiel de la main-d'oeuvre attachée aux exploitations sucrières est constituée d'esclaves que fournissent l'Afrique, Madagascar et accessoirement, l'Inde. 

La libération des esclaves en 1848 constitue le point de départ de cette étude. Les sucriers, bien forcés de composer avec une émancipation qu'ils n'ont pas voulue et qui leur a été imposée de l'extérieur, cherchent avidement de la main-d'oeuvre. Alors qu'aux Antilles le passage de l'esclavage à la liberté fait sérieusement vaciller l'activité sucrière, mettant les habitations-sucreries de ces colonies dans des situations catastrophiques, comment le monde sucrier réunionnais négocie-t-il le virage de l'abolition du système servile ? Quel traitement La Réunion accorde-t-elle à la question de la main-d'oeuvre de la canne et du sucre au cours de la seconde moitié du XIXème siècle ? L'ouvrage passe en revue les différents systèmes d'exploitation.

L'engagisme, le salariat journalier et le colonat, qui sont autant de traces du colonialisme économique, sont tours à tours évoqués, à travers les contraintes au travail et les conditions de vies qu'ils ont engendrés. L'ouvrage, qui tente d'apporter quelques éléments de réponse quantitatifs, donne un éclairage inédit sur la main-d'oeuvre et brise certaines idées reçues concernant les affranchis et les engagés.


Xavier LE TERRIER est Docteur en Histoire Contemporaine. Actuellement Responsable du Centre de Recherches et de Documentation Émile Hugot (Stella Matutina), ses recherches s'intéressent à l'histoire coloniale, l'histoire économique, l'histoire des techniques agro-industrielles (canne, sucre, rhum), celle de la main-d'oeuvre (esclavage, engagisme), des représentations coloniales et du patrimoine agro-industriel.

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