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Jusqu'au 3 juin 2018
  • Musée

  • Tarifs

    • Entrée gratuite.
    • Fermé le lundi matin
    • Fermeture du 18 au 21 mai

Opus Art

338 AGRAFES ET UN BOULON DE 16 PLUS TARD


Présentation en expo-vente les oeuvres de la fine fleur de l’art contemporain péi : ABEIL, ALICE AUCUIT, JACE, LIONEL LAURET, JIMMY CADET, CRISTOF DENMONT et STEFAN JARDEL.

En partenariat avec Opus Art Galerie Reunion.


Salle d’exposition temporaire du musée Stella Matutina. Entrée gratuite.

De 09h30 à 17h30. Fermé le lundi matin. Fermeture du 18 au 21 mai.


LES ARTISTES

ABEIL

Abeil est un jeune artiste originaire de l’île de La Réunion, passionné par l’illustration depuis l’adolescence, puis par le graffiti un peu plus tard. Il découvre les joies d’un art « interdit » et la rue devient vite son terrain de jeu préféré. Au fil des années, Abeil travaille sa technique et son trait, il est aujourd’hui peintre et illustrateur, son travail sur toile a néanmoins gardé l’esprit graffiti.

Après un an de formation à L’ILOI (Institut de l’Image de l’Océan Indien), il intègre l’Ecole supérieure d’art du Port. Durant ces quatre ans d’études, il s’initie à d’autres médiums comme la sculpture, la sérigraphie, la gravure, les installations, etc.

En 2012, Abeil fait sa première exposition solo, dès lors, son univers ne cesse d’évoluer; allant du trait rond et doux vers un trait plus dur et réaliste. Aujourd’hui, l’univers d’Abeil est un condensé de personnages énigmatiques à tête d’animaux, de paysages urbains de son île natale et de vanités.  Inspiré d’abord par la légende urbaine locale de « l’homme coq », il s’intéresse par la suite aux Dieux à tête d’animaux à travers la mythologie et les légendes de l’Océan Indien et d’ailleurs.

A partir de 2014, Abeil développe un gout particulier pour la peinture figurative, lui vient alors l’idée de mélanger peinture et graff sur ses toiles. « Lorsque ma toile est assez grande je commence par l’esquisse puis viennent les grands aplats directement à l’aérosol, pour finir je travaille les détails au pinceau».

Aujourd’hui l’artiste travaille le plus souvent en noir et blanc, en nuances de gris avec une petite touche de couleur, selon lui le «noir et blanc» transporte, il est charmant, intemporel et sublime la couleur qui l’accompagne. 


ALICE AUCUIT

Alice AUCUIT a travers l’emploi de l’argile propose des interrogations sur la fonction et le statut de l’objet, sur la frontière mouvante entre

art contemporain et artisanat, sur le fait main et la série. Elle Jongle entre une production utilitaire colorée et décalée et des creations

artistiques qui prennent la forme d’installation, de sculpture ou de performance. Alice defend ainsi la possibilité d’accorder démarche

artistique contemporaine et savoir faire traditionnel. Elle traite sous des formes diverses, de la relation entre événements quotidiens,

faits d’actualité et memoire collective ou personnelle. Du rapport entre l’Homme, la culture et l’objet.


JACE

Jace est l’auteur du fameux gouzou qu’il a fait naitre à la réunion en 1992. Personnage à la fois mixte, métissé, sans visage, dont l’allure peut varier en fonction des inspirations de son auteur , le Gouzou se trouve tour à tour : mélancolique, punk, révolutionnaire, joyeux, malicieux..... En prise directe avec l’actualité, il s’est invité dans un premier temps dans le paysage urbain Réunionnais ainsi que dans les zones difficilement accessibles telles que ravines, ponts et autres lieux insolites où la performance artistique relève parfois de l’exploit ! Ses sujets de prédilections sont difficilement identifiables… l’humour semble être la clé de voute de ses travaux. Décalé, le gouzou cherche à surprendre, suscite la réflexion, apporte une autre vision de l’actualité, interpelle, amuse… Chacun de nous peut s’identifier à travers sa grande humanité. Jace sait être percutant voire iconoclaste.  S’il est immédiatement associé au gouzou, il n’en reste pas moins un des premiers artistes à avoir travaillé sur les détournements d’affiches en tout genre. Des messages encore une fois humoristiques plutôt approuvés par les publicitaires visés. Ses personnages Afro auront eux aussi fait partie des œuvres plébiscitées par les Réunionnais. Voyageur et enclin aux rencontres, on retrouve sa trace un peu partout sur les différents continents (plus d’une trentaine de pays parcourus)… Partout, il provoque un engouement sans pareil : les fameux chasseurs de gouzous se «battent » pour être le premier à immortaliser la dernière création de Jace.  Depuis quelques années, les gouzous parcourent le monde que ce soit pour des commandes, des festivals, des reportages, des expositions dans des galeries prestigieuses ou autres musées.  Ils deviennent de véritables ambassadeurs de la Réunion, et de la zone océan indien dans le milieu du street art. En 2016, Jace a eu l’honneur de repeindre le fameux Pont des arts en plein coeur de Paris pour remplacer les célèbres cadenas. Grace à sa générosité, un grand nombre de projet ont vu le jour dans le milieu du graff Réunionnais. En ligne de mire de très beaux focus sur des artistes locaux avec, à la clé, fresques en tout genre, reportage télé, projets humanitaires, échanges artistiques;


LIONEL LAURET

Né à La Réunion en 1972, Lionel Lauret est diplômé de l’École des arts décoratifs de Strasbourg. Ses supports et ses pratiques sont divers : peinture, dessin, installation, Sculpture.Il invente des Univers multimédia protéiforme, des  lieux de rencontres privilégiés où se côtoient, le magique et l’imaginaire, l’esprit du jeu, du rêve et de la poésie. La couleur est l’ élément moteur de son  langage pictural dynamique et sensible. 

Plutonium Jam !

Avec Plutonium Jam, Lionel Lauret crée le Bouillonnement visuel, réinvente l’accumulation spatiale moléculaire. Ainsi, dans chaque éclosion de bulle, c’est une musique chromatique qui se développe inopinément au détour d’un ballet chaotique en perpétuel mouvement , c’est un message archaïque transmis comme s’il fallait décrypter à l’infini la bulle comme une pierre précieuse, un diamant vert venu de la nuit des temps jusqu’à nous pour exprimer la vitalité de l’acte de peinture.


JIMMY CADET

« Jimmy Cadet vit et travaille à l’île de la Réunion. Son travail s’inscrit dans la tradition picturale alliant la figuration narrative à un surréalisme de mise. Si les premières années de sa pratique portent l’empreinte de son admiration pour des peintres tels que Jean Michel Basquiat ou Georg Baselit, un virage plus réaliste s’opère vers 2014, année ou il porte son attention sur la tradition de la Nature morte. Les enjeux sont alors clairement définis: quels liens un sujet aussi usité peut-il entretenir avec la société réunionnaise et le microcosme de l’individu? S’ensuit une démarche ou l’esthétique convoque tour à tour l’histoire, le consumérisme, les traditions et nombres de fantasmes collectifs.» 


CRISTOF DENMONT

La peinture de Cristof Dènmont s’envisage d’abord comme une surface. 

Un terrain de jeu, un territoire en métamorphose où se croisent et se superposent différentes intentions. 

Tous ces éléments distincts mais connectés entre eux, constituent un archipel du geste et de la pensée : un point d’équilibre où cohabitent ce qui est visible et ce qui ne l’est plus.

Sa peinture cumule différents temps dans un même espace, et la surface de la toile témoigne du cheminement de sa pensée. C’est de cette façon qu’il aborde la notion de paysage, en tant qu’expérience sensible. 

La surface de la toile est pensée en tant que limite physique, et l’espace qu’elle suggère comme autant de possibilités infinies : « Peindre, c’est opérer des allers et retours entre ces deux espaces ». 

Cristof  Dènmont poursuit sa pratique avec cette volonté de peinture intuitive, où les idées et les sensations se télescopent. L’aboutissement d’un tableau est en quelque sorte un compromis entre l’image et le processus de création. 

On retrouve dans sa peinture ce goût particulier pour les formes hybrides qui glissent d’un état à un autre, la forme changeante des nuages, le minéral, la végétation anarchique : cet état de grâce, ce moment de flottement où les formes suggèrent plus qu’elles n’affirment. 

Il s’agit là d’une peinture festive, aigre-douce, expérimentale. Un point de vue insulaire, une mythologie en construction où texte, esprits, créatures naissent, fondent et se confondent.


STEFAN JARDEL 

Né à Paris, il a travaillé et vécu dans différents lieux et Pays: en Italie, à Vérone auprès des grandes fonderies d’art et aussi en Thaïlande. En France, il revient pour un temps à Paris puis s’installe en 1990 à Lyon où il acquiert la péniche  » Le Picaro  » qui deviendra son atelier et un lieu de rencontres et d’émulation pluriculturel. Depuis 2001 il vit et travaille sur l’île de la Réunion tout en ayant conservé un atelier sur les pentes de  » La Croix-Rousse  » à Lyon. 

Il a toujours considéré son art non pas comme un but mais bien comme un propre chemin initiatique, une quête

Oeuvres Publiques et monuments : Il est l’auteur de diverses œuvres publiques «des origines à nos jours» (Lyon dep Urbanisme «Notre Dame»(Beaufort) Le messager (Bas –relief Chambéry)»suspension» collec P. Dini . Expose à Vérone, Milan , Paris , Lyon , Istanbul , Montreux également de nombreuses collaborations avec le spectacle vivant :théâtre, musique et danse contemporaine.

Jusqu’en 2001 la sculpture repose sur la tension, comme en suspens, comme une interrogation jusqu’à nos origines.Travaux en collaboration avec la galerie Olivier HOUG. Les matériaux y sont divers allant de l’écorce des arbres aux plumes en passant par le tissu, le papier ou le fer. Œuvres uniques lorsqu’elles restent habillées de leur matériau d’origine, elles peuvent une fois épurées, s’unir au bronze et à la résine.

La peinture reprendra ces thèmes puisqu’on y retrouve la trace des flèches et des cordages et aussi la récurrence des questionnements: Matérialité et spiritualité, de la pesanteur jusqu’à l’élévation: le passage, la quête… 

2001-2014 : Si la sculpture occupe une part importante de ses travaux , arrivé en  2001 à la REUNION, il se tourne vers la peinture , d’abord sur des cartons d’emballage ,comme pour garder le lien avec la matière: expos  cartons 2004  puis  Pierrot lunaire 2006

2012-2018, il se tourne vers plus de figuratif avec ses «drôles d’oiseaux», peintures et sculptures, cette dernière discipline   avec laquelle il renoue. 

2014 , TANT PONT dessins sur le thème de la «RELIANCE   

2017 ,  Latitude –Longitude peintures & livret en faveur des immigrés


VAST

Un univers coloré, des enchevêtrements de monticules,  échelles, prismes, cubes forment tout l’univers de Vast. Jeune artiste de l’ile de la Réunion, formé en partie par l’école des beaux arts et auto-didacte, Vast nous propose un travail graphique complexe, où son inspiration vogue au grès de ses émotions. Une forme de « plongeon » l’accompagne durant son travail. 

Difficile de savoir où l’artiste puise son inspiration. Passionné de surf depuis son plus jeune âge on pourrait rapprocher la fluidité de son travail avec son autre passion, la glisse. Privé de surf depuis quelques années pour les raisons que l’on connaît, Vast s’est lancé alors  dans la création comme exutoire. Un palliatif a la liberté. On parcourt ses toiles sans limite, sans direction. Les profondeurs données par un certain relief nous transportent dans un abime coloré et optimiste.

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