Un nouveau partenariat scientifique pour Kélonia

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De nouvelles connaissances seront bientôt disponibles sur les tortues olivâtres (Lepidochelys olivacea) amenées au centre de soins de Kélonia par les palangriers réunionnais dans le cadre du partenariat initié en 2006 à leur initiative.

L’université de Derby, en Angleterre, lance un projet de génétique visant à connaitre l’origine des tortues olivâtres piégées dans les "filets fantômes", ces engins de pêche abandonnés ou perdus en mer, autour des Maldives. Kélonia y contribue en mettant à disposition les échantillons collectés par le Centre de soins depuis 2006.

Tout comme les plastiques, les engins de pêche abandonnés ou perdus en mer ont des conséquences parfois dramatiques sur les tortues marines qui peuvent s’y emmêler et rester piégées. 

Malheureusement, leur quantité augmente chaque année. Une étude réalisée en 2007 par Anderson a reporté 25 tortues olivâtres piégées entre 1999 et 2003 autour des Maldives. Alors que l’étude plus récente conduite par Stelfox en 2016 a révélé que 94% des tortues piégées par les filets fantômes entre 2013 et 2015, soit 153 tortues sur 163, étaient des tortues olivâtres, alors que cette espèce ne se reproduit pas aux Maldives.

Pourtant la pêche au filet est interdite dans la zone économique exclusive des Maldives. Vraisemblablement, ces engins abandonnés proviennent d’autres régions où cette pratique est autorisée. Pourtant les tortues olivâtres . 

D’où viennent les tortues piégées par les filets fantômes et quel est l’impact sur les populations de cette espèce ?

C’est là tout l’enjeu du projet qui s’insère dans la thèse de Martin Stelfox, par ailleurs co-fondateur de l’association caritative « Olive Ridley Project » : www.oliveridleyproject.org

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter Claire Jean, Ingénieur de recherche à Kélonia (mail: claire.jean.kelonia@museesreunion.re tél : 0262 77 41 39)