Un week-end chargé pour Kélonia

science-savoir

Entre les 19 et 21 février 2016, les équipes de Kélonia ont été mobilisées à 2 reprises pour des interventions sur des tortues.

La première intervention a eu lieu le vendredi le 19 février en fin d’après-midi, pour prendre en charge une jeune tortue imbriquée retrouvée morte au nord de la plage d’Etang-Salé, et récupérée par les MNS.

Réalisée le samedi matin, la nécropsie de la tortue n’a montré ni blessure ni corps étranger ingéré (hameçon ou plastique) pouvant expliquer ce décès. En revanche, cet examen a permis de révéler la présence faible d’algues rouges dans l’estomac de la tortue ainsi que celle d'algues et de parasites sur la carapace et la peau… éléments qui indiquent que l'animal était en baisse de forme depuis plusieurs semaines.

Des prélèvements en vue d'une analyse bactériologique ont été réalisés et les résultats permettront peut-être d'en savoir plus sur les causes de la mort de cette jeune tortue de 5,7kg.

La seconde intervention a eu lieu le dimanche 21 février, avec le rapatriement au Centre de soins d’une jeune tortue verte de 7,8kg souffrant d'un hameçon planté au niveau de l’épaule.

Les pêcheurs qui ont retrouvé la tortue prise dans leur ligne, ont immédiatement prévenu Kélonia. L’hameçon a pu être retiré par les soigneurs de Kélonia. La tortue sera néanmoins radiographiée et une prise de sang permettra d’obtenir des informations précieuses sur son état de santé. Les résultats de ces analyses seront intégrés au programme d’étude génétique de Kélonia/Ifremer sur les tortues de La Réunion.

Grâce à la photo-identification (écaillure des profils de la tête) Kélonia pourra savoir dans les jours qui viennent si ces tortues étaient déjà connues à La Réunion, où s'il s’agit de juvéniles revenues sur le littoral de l’île après avoir séjourné depuis leur naissance au large.

Ces deux événements rapprochés dans le temps montrent que si le nombre de tortues augmente sensiblement dans les eaux réunionnaises depuis quelques années, les menaces qui pèsent sur ces espèces restent importantes et que leur sauvegarde est l’affaire de tous…