Une Jeune tortue imbriquée piégée dans des filets fantômes

science-savoir

Mise à jour le 24 février 2015

20 cm de déchet plastique retirés du tube digestif de la jeune tortue imbriquée.

La radiographie de la jeune tortue a mis en évidence une masse sombre au niveau de l’abdomen. La tortue a été gardée en observation, et le lendemain matin un bout de sachet plastique dépassait du cloaque. Celui-ci a été retiré avec précaution, et c’est plus de 20cm de sachet qui ont ainsi été extrait du tube digestif.

Une nouvelle radio sera réalisée dans quelques jours pour suivre l’évolution de la masse sombre observée sur la première radio. La tortue va bien et se nourrit, ce qui est bon signe.

Cet épisode est un nouvel exemple du danger que représente la pollution aux matières plastiques pour les animaux marins…

 


Le Centre de soins de Kélonia a accueilli le samedi 21/02/15 une jeune tortue imbriquée de 3,2kg, qui avait été piégée dans des restes de filets de pêche, au large de Ste Suzanne. Cette tortue a été délivrée de ce "filet fantôme" qui aurait pu lui être fatal, par l'équipage du bateau de Michaël Rard.

Informée par téléphone, l'équipe du Centre de soins de Kélonia a décidé de récupérer la tortue car elle présentait des lésions au niveau des nageoires et n’arrivait plus à sonder.
La tortue sera très prochainement radiographiée afin que le Dr Schneider puisse réaliser un diagnostic de ses lésions et de leur importance.

Les "filets fantômes" qui dérivent en mer sont des pièges souvent mortels pour de nombreuses espèces de la macro-faune marine : tortues et mammifères marins notamment.

Ces filets non biodégradables ont une durée de vie extrêmement longue, ce qui accroît encore leur dangerosité.

Les jeunes tortues imbriquées vivent au large et en surface, où elles se nourrissent de plancton autour des objets flottants. Elles font partie des nombreuses victimes de cette pollution humaine que constituent les "filets fantôme".

Pour en savoir plus sur le problème des "filets fantômes", consultez cet article intéressant publié dès 2009 par l'Organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).